Pour estimer les gains que peut procurer le système de dopage à l’eau, une batterie de tests va devoir être réalisée. Cela consiste à relever des grandeurs physiques, parmi lesquelles figurent :
Concernant la réalisation concrète des tests, nous observerons l’évolution du couple en fonction du temps, en fixant le paramètre du régime moteur et la quantité de gazole injecté. Nous comparerons les résultats obtenus sans, puis avec le système Pantone G.
Les tests concrets seront précédés de quelques opérations. En effet, nous nous contenterons dans un premier temps à faire tourner simplement le moteur, sans, et avec système Pantone G. Cette opération, la période de rodage, représente la prise en compte d’une hypothèse d’opposants au système, selon laquelle un tel montage n’aurait pas d’autre effet qu’un simple décalaminage des entrailles du moteur. Si tel était le cas, la comparaison des résultats finaux, sans et avec système Pantone G, ne présenterait que des différences minimes.
Nous observerons également l’influence de différents paramètres, suggestions émises par MM. MARTZ et ROCHEREAU (www.econologie.com). Voici une liste non exhaustive de pistes à explorer :
En disposant des valeurs du couple et du régime du moteur, nous pourrons également calculer la puissance développée par le moteur. Ce calcul est nécessaire, car c’est un paramètre primordial pour la comparaison des consommations. C’est aussi un moyen de vérifier une hypothèse selon laquelle le système Pantone G serait un système de bridage, et que la baisse de consommation serait liée à la baisse de puissance.
Une analyse des gaz sera effectuée sous réserve de disponibilité de matériel, à l’aide de sondes. Deux natures de gaz seront recherchées.
Tout d’abord, les gaz polluants, néfastes pour l’environnement, seront identifiés, et leur proportion sera quantifiée. Le but sera de confirmer ou non l’idée selon laquelle le système Pantone G permettrait de rendre les moteurs plus propres. Il n’est pas rare de voir les expérimentateurs du système annoncer des « chutes de pollution » de l’ordre de 80%. Actuellement, la principale opération qui soutient cette hypothèse est le « test du mouchoir », où l’on compare le degré d’opacité des mouchoirs lorsque le moteur est équipé ou non du système.

Ensuite, d’autres gaz qui favoriseraient la combustion seront également recherchés. En effet, les réactions et autres mécanismes qui se produiraient dans le réacteur étant encore indéterminés, certains émettent l’hypothèse qu’il pourrait y avoir production de dihydrogène dans le réacteur, qui proviendrait de la destruction des molécules d’eau. On parlerait alors du phénomène de « craquage » de la molécule. Nous chercherons donc à vérifier cette proposition.


